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Pikmin (NGC)

Analyse de Pikmin

Pikmin, légèrement inspiré des Lemmings sur Super Nintendo, s’inscrit comme le premier jeu de stratégie sur consoles de salon de Miyamoto, géniteur entre autres des mythes tels Super Mario, Donkey Kong ou The Legend of Zelda. Le grand ténor du monde vidéo ludique continue de fasciner en montrant un talent immense et également un répertoire de plus en plus varié, où sont représentés une multitude de genres ludiques.

Sa nouvelle création se démarque très nettement des productions actuelles, en proposant un style de jeu sensiblement différent de ce que nous avons l’habitude de voir.

De tels risques ne sont d’abord pas très bien récompensés, comme l’indiquait la situation stagnante du jeu au Pays du Soleil Levant. Il faudra attendre la sortie d’un single qui se vend à un million d’unités, pour voir le titre bondir dans les ventes, atteignant ainsi le demi million d’exemplaires écoulés.

L’accueil américain est tout aussi clément (ou Mortal, certains comprendront cette blague vaseuse ^^) et l’Europe ne cache pas non plus son enthousiasme. On peut dire que pour un premier essai, c’est un coup de maître.

Pikmin constitue probablement le premier jeu de stratégie totalement créé pour le monde des consoles nouvelle génération et il se trouve qu’il ne ressemble pas du tout aux autres titres du genre sur ordinateur et même aux productions actuelles en général. En effet, on ne peut guère posséder d’armes sous toute leurs formes possibles et il n’existe pas de combat à proprement parler : l’univers ne s’y prête aucunement puisqu’il s’agit uniquement de nature, et non de complexes industriels et autres villes surpeuplées.

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Le jeu ne dispose malencontreusement que de cinq mondes : le Site du Crash, la Forêt de l’Espoir, le Nombril (ND NGC : qui se prononce Nombri-) de la Forêt, la Source Lointaine et enfin la Destination Finale. Chacun propose de nouveaux ennemis, plus résistants au fil de votre ascension, et instaure quelques fois des changements architecturaux, qui restent relativement moindres.

Comme une bonne partie des jeux issue des ateliers de Nintendo, Pikmin repose sur un principe simple mais ô combien efficace et captivant. Ici, le style de jeu apparaît beaucoup moins complexe que les « grands » du genre : il suffit tout simplement de récolter les pièces d’un vaisseau spatial, en détruisant tout obstacle qui serait susceptible de devenir un ralentissement pour votre quête, le tout dans une limite de temps précise, parfois contraignante. Et, pareil à la majorité des productions de la firme au plombier moustachu mais cette fois péjorativement, le jeu ne possède pas un scénario formidable, ne profitant pas de l’histoire française, par exemple, pour se créer un scénario, contrairement à beaucoup d’autres jeux de stratégie. Mais tout de même, on aurait espéré voir beaucoup mieux que ce qui nous est proposé, Nintendo nous ayant habitué à des titres plus élaborés de ce côté-là.

Artistiquement, Miyamoto a joué dans la simplicité en dessinant des personnages laids aux traits épais mais, et c’est impressionnant, ils concordent avec l’ambiance du jeu et, c’est là que ça devient intéressant, leurs apparences deviennent charismatiques et très pittoresques !

Les Pikmin ne sont pas tous pareils, que ce soit physiquement ou sur leurs aptitudes, leurs caractéristiques propres : ils existent sous trois couleurs, le jaune, le rouge et le bleu. Le premier coloris que vous rencontrerez sera le rouge. Les Pikmins Rouges possèdent une invincibilité face au feu et combattent les monstres le plus facilement. Vient ensuite le jaune : les Pikmins de cette couleur peuvent transporter des bombes et les faire exploser sur des éléments du décors pour les détruire pour vous permettre d’avancer et sont plus légers que leurs compères, atteignant ainsi des zones inaccessibles lorsque Olimar les envoie. Enfin, les Bleus peuvent se déplacer sans aucune crainte dans l’eau, bien utile pour récupérer certaines pièces du vaisseau. Tous les coloris se complètent harmonieusement et s’entraident à chaque instant.

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Pikmin semble réservé à un public jeune à cause d’une apparence enfantine et d’une difficulté trop faible, alors qu’en fait il convient à tous types d’âge. Preuve en est, je joue à ce jeu sans aucune honte et je m’y amuse comme si je jouais à un Age of Empires ! Dès que j’ai pu prendre la manette et diriger le Capitaine Olimar et son air niais, ce fut directement le coup de foudre !

Son ambiance très bizarre et cartoon, habillée d’une carapace de poésie, renforce toutefois cet aspect « gamin », mais ne vous méprenez pas : adonnez vous d’abord à dix minutes de jeu. Vous risqueriez bien d’être agréablement surpris, ou inversement, vous détesterez complètement ! Pikmin fait partie des jeux « on aime ou on n’aime pas mais on ne reste certainement pas indifférent » et cela peut être considéré comme un défaut mais aussi comme une qualité. D’abord, un défaut, car il enferme le titre et celui-ci ne peut se faire connaître du grand public et être ainsi apprécié à sa juste valeur. Mais aussi une qualité, car il fait de Pikmin un jeu débordant de charme, grâce à un degré d’anormalité élevé.

Mais pourquoi un tel engouement pour un jeu si étrange ? Les fanatiques de Nintendo auraient-ils trouvé le jeu de stratégie qu’ils attendaient tous sur console ? Réponse tout de suite !

Présentation

Après le cortège habituel du signe représentant officiellement la console, le blason ancestral et traditionnel de Nintendo apparaît sous sa forme et sa couleur les plus fréquemment employées et par conséquent les plus célèbres. Suit le logo Pikmin, formé par les fleurs siégeant sur les tiges qui surplombent les petites créatures vedettes du jeu, accompagné musicalement par un thème assez « sauvage ». Appuyez sur la touche Pause et trois choix s’offrent à vous parmi « Commencer le jeu », permettant de terminer la quête principale du jeu, « Options », servant à optimiser le confort ludique grâce à une multitude de paramètres réglables, et « Mode Challenge », un mode de jeu inédit proposant un défi unique dans les mondes découverts dans l’aventure du jeu. Ce menu sobre et bien organisé offre la possibilité de se retrouver aisément et promptement dès le premier abord et même pour les novices. Son style spatial s’intègre totalement au jeu en fusionnant avec l’un des personnages principaux, le Capitaine Olimar, bien qu’il ne possède globalement rien d’esthétiquement créatif ou de génialement beau et reste finalement assez banal. Un aspect plus forestier aurait peut-être mieux correspondu à l’ambiance générale du titre et se serait sûrement démarqué en innovant un peu.

Choisissez votre partie et la véritable présentation débute : cette scène montre un résultat terminal peu convaincant et même repoussant pour une introduction. Les graphismes utilisés habituellement lors du jeu en lui-même s’adaptent mal à l’univers galactique exhibé en présentant des décors dépouillés, quasiment vides, légèrement réparés par une modélisation correcte du transport utilisé par Olimar, le Dolphin. Mais le plus important reste les phrases jouables prochaines, malgré le fait que ce commencement peu encourageant n’invite par le joueur à persévérer.

Graphismes

Sans être exceptionnellement beau, Pikmin ne souffre d’aucun défaut spécifique, même parmi les plus fréquents, et ressemblent à un véritable petit coin de nature interactif, verdoyant, hostile, mystérieux, et fourmillant de vie étrange ou commune… Tout cet ensemble stupéfiant paraît immense par rapport à la minuscule stature d’Olimar et de ses précieux alliés ! (Ils mesurent à peu près l’équivalent d’une pièce de deux Euros !) Ainsi, la moindre flaque d’eau devient une rivière dangereuse peuplée d’adversaires dévastateurs, de simples cailloux donne l’impression d’être des rochers abruptes insurmontables, des coccinelles si inoffensives d’ordinaire se transforment en prédateurs féroces et redoutés ! Et dire que Miyamoto n’a fait qu’observer son propre jardin et le travail minutieux des insectes pour créer ce microcosme envoûtant !

Pikmin jouit également d’une fluidité exemplaire et cela même aux moments d’action les plus intenses.

La diversité proposée reste acceptable bien que l’on retrouve de nombreuses similitudes bien visibles entre les mondes explorables, qui ne se trouvent qu’en faible nombre. La superficie de chaque niveau permet heureusement d’intégrer plus de reliefs et de végétations différents, ainsi qu’une architecture variable.

Quant à l’apparence délibérément laide mais amusante d’Olimar, elle permet probablement de laisser la gloire aux Pikmin, pourtant de modélisation simpliste et peut-être un peu trop extravagante, qui leur donne un aspect étonnamment attachant ! Les montres sont, eux, tantôt ridicules, étranges mais comiques, par leur allure et leur style volontairement burlesque voire « cartoonesque » et leur faiblesse manifeste au combat, tantôt majestueux, redoutables, voire mortels et destructeurs pour vos armées Pikmin, qui peuvent être rapidement exterminées si la technique utilisée et la mobilisation des Pikmin s’avèrent inadaptées ! La modélisation du Dolphin convient parfaitement à son univers, c’est-à-dire d’un humour plutôt décalé et très particulier.

Le panel d’adversaires disponible est d’une quantité relativement moindre d’ennemis pour garder l’intérêt suffisamment intact tout au long de votre cheminement.

Les effets visuels ne manquent pas dans Pikmin et même au contraire : ils accentuent le réalisme des décors, tant ils paraissant réels ! On a rarement vu un niveau de réussite aussi élevé sur consoles !

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Audio

Avec un répertoire limité qui devient vite répétitif, Pikmin ne restera certainement pas dans le cœur des joueurs et encore moins dans l’histoire du jeu vidéo de ce côté-ci. Les thèmes qui composent le jeu restent toutefois très agréables à l’écoute et reposants, ce qui constitue déjà une belle preuve de qualité, et ne représentent pas un point capital du jeu, en étant discrets.

Les bruitages burlesques amusent pour la plupart du temps et renforcent l’aspect cartoon du jeu mais n’excellent pas spécialement en qualité. Ils sont néanmoins indispensables pour profiter intégralement de l’ambiance du jeu.

Maniabilité

Simple, instinctive et attractive sont les trois adjectifs qui définissent le mieux la maniabilité de Pikmin, s’imposant comme l’une des mieux étudiées du monde vidéo ludique. Axée principalement sur la touche A, elle utilise les autres boutons pour réaliser des actions bien précises comme rappeler les Pikmin ou encore changer de caméra.

Une carte est disponible en appuyant sur X et permet de se repérer dans les mondes et de connaître l’emplacement de chaque pièce de vaisseau et de chaque Pikmin. Les points de vue utilisables ne sont qu’au nombre de deux : une vue classique facile d’utilisation, qui se trouve entre l’horizontal et le vertical, et une vue aérienne. Cette dernière paraît plus stratégique mais n’est en fait pas très pratique et sera vite délaissée par le joueur.

Le gameplay est quand à lui essentiellement basé sur l’organisation, la répartition des tâches, la gestion du temps et la production de Pikmin. Un mode de jeu original, le Mode Challenge, appuie particulièrement sur ces deux point-ci pour en faire devenir son système fondamental. Si c’est assez pittoresque, cela ne mérite pas vraiment que l’on s’y attarde tant le principe devient lassant à cause d’un cruel manque d’intérêt.

Le reste du jeu consiste généralement à répéter les mêmes actions. Ce côté répétitif fait d’ailleurs partie des gros problèmes du jeu et peut pousser celui à l’essoufflement.

Contrairement à d’autres jeux de stratégie, comme les grands classiques tel Age of Empires ou Civilization, on ne devra pas aller récolter bois ou pierre, construire des bâtiments ou détruire des points précis, mais plutôt évoluer dans les mondes pour retrouver les pièces vitales qui permettront à Olimar de rentrer chez lui, en entreposant au passage les dépouilles des monstres tués dans des «oignons » pour accroître le nombre de Pikmin. Les énigmes se résoudront de la même manière au fil du jeu : il faut utiliser par exemple les Pikmin jaune pour détruire une porte, si du feu ou des adversaires se trouvent au-delà de celle-ci, le travail sera réservé aux rouges, si de l’eau vous coupe la trajectoire, ce sera au tour des bleus, et cela pendant toute la partie.

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Si le style de jeu peut paraître peu travaillé et même bâclé, un gameplay plus approfondi et plus sérieux n’aurait certainement pas collé à l’ambiance du titre et se serait peut-être avéré beaucoup moins attrayant. Cependant, un nombre de couleurs de Pikmin plus importants aurait pu être apporté, et des énigmes plus complexes auraient dû être privilégiées, occultant ainsi une certaine répétitivité dans les actions.

Autre défaut du jeu : l’Intelligence Artificielle. Elle s’avère être un inconvénient majeur, surtout lorsque que l’on peut observer les Pikmin se diriger, sans en être autorisés, vers des monstres et se faire volontiers bouffer à cause du désordre de leur stratégie, d’ailleurs inexistante. Souvent dans le jeu, les créatures rapportent des pièces de vaisseau par les chemins les plus longs et les plus parsemés d’ennemis ! Ainsi, les porteurs se font avaler sans aucune pitié et vous devez parfois même recommencer un jour, tant les pertes ont été importantes !

Scénario

Au cours d’un voyage intergalactique, la fusée du Capitaine Olimar, pilote spatial originaire d’Hocotate, se fait gravement frapper par un météore. Le Dolphin s’écrase alors sur une planète inconnue, avec le Capitaine à son bord. Le pilote apprend que l’atmosphère de cette planète lui est nocive et que son système de survie ne lui permettra de respirer qu’une trentaine de jours. Trente pièces de son vaisseau ont été éparpillées dans ce monde dangereux et il doit les retrouver à tout prix. La mission d’Olimar paraît impossible, jusqu’à la rencontre des Pikmin, créatures infatigables mi-plantes mi-animales, prêtes à aider notre cher Capitaine…

C’est donc un scénario simple qui guide le jeu, exempt de grands rebondissements et souffrant de linéarité. En effet, la limitation de temps empêche vraiment de se sentir libre.

Mais dans Pikmin, on vit pleinement l’aventure d’Olimar, à travers ses rapports quotidiens qui relatent son étroite relation avec les Pikmin et son attachement progressif pour la « planète inconnue » qui lui paraissait si hostile avant. Olimar fait peu à peu des découvertes bouleversantes. Ce rapport très proche entretenu entre le joueur et le jeu devient rapidement passionnant. On regrettera peut-être que ce système bien pensé ne soit pas poussé à son paroxysme, ce qui aurait nettement enrichi le jeu et l’aurait ainsi rendu plus intéressant encore.

Durée de vie

Une dizaine d’heures seulement seront nécessaires pour terminer entièrement le jeu et aucun problème de difficulté ne viendra allonger un peu plus le titre. Pikmin se trouve malheureusement au cœur de la récente politique de Nintendo, visant à développer des jeux courts pour en sortir plus. C’est dommage pour une telle réussite… Toutefois, Pikmin est prenant et donne vraiment envie de recommencer plusieurs fois l’aventure. Rien à redire, si ce n’est que la firme nippone aurait quand même pu faire quelques efforts de ce côté-là.

En bref…

On nage dans la naïveté enfantine et dans l’absurde poétique avec ce jeu mystérieux estampillé Nintendo, tout en gardant un certain humour. Une chose est sûre, vous ne regarderez plus la nature du même œil. Pikmin apporte un peu d’originalité dans un univers vidéo ludique morcelé par les suites commerciales. Sa seule devise ? « L’union fait la force ». Le père de Mario signe là un chef d’œuvre… Bravo !

Les plus

+ Les graphismes soignés
+ La bande musicale agréable
+ Les bruitages sympathiques et amusants
+ L’ambiance décalée très cartoon
+ La jouabilité, le style de jeu

Les moins

– Peut-être un peu trop extravagant

– La durée de vie très limitée

– La difficulté inexistante

– La limitation de temps

– La linéarité

– L’intelligence artificielle inexistante des Pikmin

La note

8/10


Par Pharaoh
Le 5 novembre 2003 | Catégories : Analyses

Mamma mia !! OMG ! Cet enfoiré de Pharaoh n'a même pas rempli son profil ! Il sera sévèrement puni avec du goudron, des plumes et un coup de wiimote dans le ***censuré*** !

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