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The Conduit (Wii)

Analyse de The Conduit

Lancé avec une prétention sans égale par un Sega avec le vent en poupe depuis quelques mois, The Conduit était supposé révolutionner notre manière de jouer à un FPS sur Wii en plus d’être le plus beau de la console. Mais qu’en est-il vraiment ?

Tu sais, par ce conduit tout sombre qui sent pas très bon

C’est officiel, les Aliens ont débarqué en plein Washington et menacent l’Amérique, la démocratie et le style de vie des Américains. C’en est trop pour Micheal Ford, agent gouvernemental, qui va se retrouver à botter des culs de vermines bien malgré lui… Intro à deux balles, dites-vous ? Je vous rassure, l’intrigue de The Conduit est bien pire et le scénario est vraiment un prétexte à la baston empli de tout ce qu’il faut comme clichés retournements plus que prévisible.

L’histoire nous emmène donc à travers des séries répétitives de couloirs, dans des environnements néanmoins variés, pour casser du monstre avec tous les phasers de l’espace, fusils à pompe ou flingues techno-biologiques qu’on peut se procurer. Et si les armes sont originales, bien foutues et amusantes la plupart du temps, le level design est lui morne et triste, à tel point qu’on se demande parfois pourquoi les 9 niveaux du mode solo sont si longs… On ne compte pas le nombre de fois où le joueur passe un couloir, une pièce, puis exactement le même couloir et la même pièce pour résoudre une énigme au rabais très similaire à la précédente.

Et le pire dans cette histoire, c’est que les créateurs ont utilisé une astuce à deux balles pour justifier le fait que les ennemis réapparaissent en permanence : ils sortent par flot régulier de conduits ou de cocons qu’il faudra bien évidemment détruire si on veut gagner quelques minutes de répit. Malgré tout ce que ça a de discutable, cette petite astuce permet de maintenir constamment le joueur en alerte et de proposer de l’action non-stop, ce qui n’est pas plus mal quand on voit le niveau des puzzles…

OK les gars

Si le solo s’en sort donc en demi-teinte, il en est autrement du multi, qui brille ne serait-ce que par le nombre de fonctionnalités qu’il propose. Les modes de jeux ne sont pas légion, mais le fait de pouvoir s’affronter à 12 sur 7 cartes sympathiques (même si un peu grande pour moins de 4 joueurs) avec support du Wii Speak et dans des conditions relativement bonnes (la fluidité prend un coup par rapport au solo) est déjà en soit un exploit sur la console de Nintendo, tant ces options sont rares dans les autres jeux ! Les parties sont dynamiques et défoulantes, et nécessitent parfois une finesse insoupçonnée, même si le joueur lambda aura assez souvent tendance à grenader à tout bout de champ.

The Conduit se veut également une démo technique pour le moteur de jeu maison des développeurs, Quantum 3. Et de ce point de vue-là, le jeu s’en tire de manière plus qu’honorable que ce soit au niveau des effets gérés (blur, bump-mapping, etc…), des animations ou de la personnalisation des commandes et de la visée tête haute. Dommage que tout ceci soit gâché par quelques textures franchement moches, quelques bogues mais surtout par des choix de game design curieux voir ridicules…

En bref…

Non, The Conduit n’est claiment pas le meilleur FPS de la Wii, contrairement à ce que les développeurs du High Voltage Software voulaient nous faire croire. Néanmoins avec son solo bourrin, basique, linéaire mais efficace, un multi travaillé et agréable et surtout une jouabilité personnalisable tout-à-fait au point, on ne peut pas non plus complètement le saquer. Tentez le coup si vous avez l’intention de faire du multi, passez votre chemin sinon…

Les plus

  • Mode en ligne soigné
  • Jouabilité et personalisation des commandes et de l’interface vraiment bien vues
  • Techniquement travaillé (même si le game design est très étrange…)
  • Armurerie variée et fournie
  • Cartes multi sympathiques à défaut d’être vraiment trippantes…

Les moins

  • Campagne linéaire et level design à la rue
  • Pas toujours très fluide en multi…
  • Bestiaire peu inspiré

La note

6/10


Par Mortal
Le 15 décembre 2009 | Catégories : Analyses

En tout cas, moi, si j'étais une fille, je serais facile.
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