En parlant d'interface, a propos des ports in/out du systeme digestif, autant le port in a kiffé sa life le combo quick/kebab de ce week-end, autant le out me fait un conflit materiel là

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Resident Evil (NGC)

Analyse de Resident Evil

Pour commencer, j’aimerais préciser que je ne suis pas vraiment un grand fan de survival horror. Pour tout vous dire, je peux même affirmer qu’en général, ça m’ennuie plus qu’autre chose. Les rares qui m’ont vraiment fait de l’effet sont ceux qui avaient une bonne ambiance, qui n’était pas gore, juste pour être gore… La liste est tout de même relativement courte : Silent Hill et Resident Evil, premier du nom.

Resident Evil, premier opus, a connu, en gros quatre versions dont deux très similaires. La première est probablement celle que vous connaissez le mieux, il s’agit de la version PC/PSX sorti il y a de cela maintenant 6 ans. La seconde est un peu moins connue, et pour cause elle a été créée pour faire patienter les fans : c’est la version « Director’s Cut », une version intégralement non censurée (en théorie du moins) et beaucoup plus difficile (plus de malles communicantes, beaucoup moins de munitions et de sauvegardes). La troisième version est passée encore plus inaperçue, il s’agit de la version Saturn, qui ne possédait aucune véritable innovation, mais un mode de jeu supplémentaire. Nous en sommes donc à la quatrième version : Capcom fait du recyclage sur mesure.

Le principe du jeu, je pense que vous le connaissez tous : vous vous promenez dans un manoir à l’ambiance particulièrement glauque et stressante, en récupérant divers objets au fur et à mesure de votre quête. Il va vous falloir résoudre toutes les énigmes, éliminer tous les ennemis trop agressifs pour espérer vous frayer un chemin vers la sortie, vivant de préférence.

Commençons par examiner ce qu’il y a de nouveau dans ce RE. Tout d’abord, l’introduction des armes défensives : dague, pistolet électrifiant (pour Jill seulement) ou encore grenades au napalm. Elles sont particulièrement utiles, puisqu’elles vous permettent de ne pas trop vous faire mordre par un zombie qui vous chope ! Elles sont par contre relativement peu efficace et ne feront qu’éloigner un peu votre adversaire. Une innovation bien sympathique tout de même et qui vous sauvera la vie plus d’une fois !

Autre innovation intéressante, le demi-tour rapide. Voilà une option qui aurait pu être incluse beaucoup plus tôt dans la série ! Une simple pression sur le stick C, dans n’importe quelle direction, et vous faites un 180 complet ! Idéal pour se sortir de toutes les situations dangereuses ou plus simplement pour explorer une pièce sans avoir à tourner pendant deux heures autour de vous-même !

Les dernières nouveautés concernent vos ennemis. Les zombies sont plus intelligents (enfin, c’est tout relatif) ; si vous les laissez à un endroit, ne soyez pas sûr de les y retrouver ne serait-ce que quelques secondes après, ils errent réellement dans tout le manoir ! De plus maintenant, vous n’êtes plus en sécurité nulle part : les zombies montent les escaliers et ouvrent les portes !!! Dernière chose : comme son nom l’indique, un mort-vivant même quand il est mort, il est toujours vivant. Cela se traduit ici très simplement : si vous ne faites pas exploser la tête de votre opposant, son cadavre reste par terre… et il peut se réveiller à tout moment, encore plus fort et plus rapide ! Une bien belle évolution des zombies, les Crimson Heads, qui va rendre le jeu encore plus stressant : vous passerez devant des cadavres, plusieurs fois, en sachant très bien qu’ils peuvent vous sauter dessus à n’importe quel moment…

Sachez également que toutes les (mauvaises) surprises de l’original sur PSX n’ont pas été conservées, il y en a des nouvelles un peu partout ; autrement dit, ne vous attendez pas à ce que les cerbères vous sautent dessus dans le couloir en L du début du jeu ;o).

Présentation

Les équipes de développement de chez Capcom ont fait un travail formidable sur ce point-là. Tous les menus retranscrivent bien l’ambiance générale du jeu, depuis l’œil qui vous regarde dans le menu principal aux animations des armes et objets dans votre inventaire. On pourrait presque parler de « qualité de finition » du jeu !

L’introduction du jeu en elle-même vous met tout de suite les points sur les i : un panneau d’avertissement, précisant que c’est pas un jeu de gonzesse, et une petite scène cinématique vous montrant un mort qui se réveille et se rendort grâce à un bon coup de pistolet bien placé ! La scène cinématique de début de jeu a été entièrement refaite, elle est nettement moins ridicule que dans la première version, mais je regrette tout de même que le passage de la main au bout du pistolet ait été supprimé.

Graphismes

C’est particulièrement impressionnant ! Même si l’on sait pertinemment que les décors sont en 2D, les premières heures de jeu, on reste franchement scotché tellement leur beauté est grandiose ! De plus, il contribue parfaitement à l’ambiance du jeu, avec des effets de lumière et de reflet à couper le souffle (ampoule clignotant, prête à lâcher ; miroir disposé un peu partout dans le jeu, etc…). Les caméras, fixes dans le décor, jouent aussi un très grand rôle, comme dans la première version : elles sont toujours placées de sorte que vous ne puissiez pas forcément voir ce qui va vous arriver. C’est assez agaçant par moment, mais cela contribue merveilleusement bien à l’ambiance du jeu, et ça, ça n’a pas de prix !

Les personnages sont également impeccables. Tous les décors étant pré calculés, ils ont pu bénéficier d’une grande qualité d’animation et de texturation. Jill et Chris sont particulièrement réussis ; les zombies sont également superbes (à leur manière, je vous l’accorde). Seul petit truc : les personnages jouables sont un peu raides.

Audio

Là, aussi les créatifs de chez Capcom ont fait un boulot formidable. L’ambiance musicale est particulièrement bien rendue et surtout, elle permet de rajouter encore une dimension à l’horreur et au stress par moment. Même si en général, les musiques sont assez discrètes, juste suffisamment présentes pour nous faire sentir l’ambiance d’une pièce ou d’un couloir, elles montent parfois en volume et en puissance pour bien nous faire ressentir un moment fort ! Une B.O. de film d’horreur n’aurait peut-être pas pu faire mieux…

Les bruitages, quant à eux, sont un peu plus communs, de bonne qualité, mais rien d’exceptionnel. Ca tire, ça râle, ça hurle, ça aboie, enfin tout ce qu’il faut quoi.

Maniabilité

On arrive aux choses qui fâchent. Non, le gameplay des RE ne me plaît pas. Le système de contrôle en mode absolu avec les caméras me gonfle même franchement ! Mais, on n’y peut rien, en mode relatif (en fonction de la position de la caméra), ce serait encore plus injouable.

Lorsque vous rencontrez un ennemi, il vous suffit de presser R pour pointer automatiquement votre arme sur lui, puis de tirer avec A. Rien de bien palpitant, c’est même plus ennuyeux qu’autre chose si l’ennemi ne vous a pas surpris, en surgissant derrière vous par exemple. A propos de surprise, on peut aussi reprocher à ce style de gameplay d’être particulièrement mal foutu dans les situations d’urgence ! Il faut vraiment avoir accumulé quelques heures de jeu pour pouvoir réagir vite et bien.

Malgré les quelques innovations dont j’ai parlé plus haut, on reste toujours dans le même style et c’est vraiment dommage…

Scénario

L’histoire, en gros, est très simple (enfin, pour le moment, la série Resident Evil a commencé à se compliquer à partir du 2) : une première équipe d’intervention de la police de Raccoon City, l’équipe Alpha des S.T.A.R.S. (remarquez à quel point ce nom est ridicule, au passage) est envoyée près du manoir de Raccoon City pour enquêter sur les meurtres étranges qui ont eu lieu récemment dans les environs de la ville. Au bout de quelques heures, l’équipe Alpha ne donne plus signe de vie… Il est alors décidé d’envoyer une équipe de sauvetage, l’équipe Bêta. Dès votre sortie d’hélicoptère, vous êtes poursuivis par des cerbères, des dobermans zombifiés, et vous vous réfugiez dans le manoir tout proche. Vous allez découvrir que ce manoir n’a rien de commun… Comme vous pourrez le constater au fur et à mesure du jeu, le scénario est inspiré de grands classiques de l’horreur, telles « La nuit des morts-vivants ». Il faut bien dire que le décor et l’ambiance sont tout à fait adapté à cette impression : un manoir sinistre et gigantesque avec des zombies planqués un peu partout, des pièges plus dangereux les uns que les autres, etc…

Durée de vie

J’ai fini le jeu en 7H45. Un joueur moyen peut le finir en moins de temps que ça. La durée de vie du jeu, quelques soient les versions, a toujours été allongé artificiellement par de nombreux allers-retours dans le manoir, ce qui devient vite agaçant, un inventaire et un nombre de sauvegardes limités. Il est tout de même intéressant de finir le jeu avec les deux personnages, l’aventure n’étant pas tout à fait la même (commencez avec Jill, puis finissez le jeu avec Chris, il représente un niveau de difficulté supplémentaire). Les plus téméraires (et les moins blasés par le gameplay) pourront tenter de revisiter le manoir plusieurs fois, dans des temps limités, et à des niveaux de difficulté élevés, pour gagner de nouveau mode de jeu : zombies invisibles, mode de difficulté super élevé ou encore poursuite (un zombie miné vous poursuit tout le long du jeu !).

Sachez que la difficulté du jeu est assez conséquente. Même en ayant joué à la version Director’s Cut, je trouve le jeu vraiment difficile.

En bref…

Je pense que ce jeu vaut le coup. Il est techniquement exceptionnel et surtout, il possède une ambiance à vous couper le souffle. Par contre il va falloir faire face à tous les grands défauts de la série, qui n’ont malheureusement pas tous été supprimés.

Les plus

  • une ambiance exceptionnelle, digne des plus grands films d’horreur

  • des graphismes absolument superbes

  • un jeu rempli de mauvaises surprises qui vous réservent de belles frayeurs

Les moins

  • un gameplay vieux et usé

  • un jeu qui a tout de même 6 ans !

La note

7/10


Par Mortal
Le 14 décembre 2002 | Catégories : Analyses

En tout cas, moi, si j'étais une fille, je serais facile.
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