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James Bond : Espion pour cible (NGC)

Analyse de James Bond : Espion pour cible

Au départ, j’ai surtout acheté Espion pour Cible par curiosité, pour voir comment on pouvait diriger une personnage à la première personne sur GameCube : j’avais déjà essayé les FPS sur PS2 (et très franchement, je trouvais pas ça terrible) et une démo de Halo sur X-Box (c’est pas terrible non plus, il faut le reconnaître). Mais, je partais plutôt sur de bonnes bases puisque les deux derniers FPS auxquels j’ai joués sont Perfect Dark et Goldeneye. Au début, je pensais faire la critique d’un bon jeu ; maintenant, je vais essayer de vous sauver de cette infamie !

Tout commence plutôt bien : jolie cinématique au début (où l’on découvre d’ailleurs l’essentiel du scénario…) et joli menu. Tout vous met dans l’ambiance James Bond : le thème de l’agent secret le plus célèbre du monde accompagne les jolis menus et sous-menus tout en bleu. L’aspect général du jeu est d’emblée moins austère que celui de Goldeneye (heureusement !). Première chose à faire, tester un peu la maniabilité pour voir ce que ça donne une fois plongé dans le feu de l’action : et en fait, c’est assez difficile à prendre en main et ce n’est pas très étonnant. Il faut en effet se servir des deux sticks en même temps pour pouvoir jouer, ce qui n’est pas forcément naturel. De plus, la manière dont sont placés les deux sticks n’aide pas tellement à la manœuvre mais au bout d’une petite heure, on s’habitue et avec un peu plus d’entraînement, on maîtrise parfaitement le personnage.

Ce premier petit accroc passé (non sans mal, il faut le dire), le second arrive très rapidement : pour tester le jeu, j’ai commencé par le mode de difficulté le plus simple (Agent) et au bout de quatre heures… Oups ! J’ai déjà fini le jeu !!! Vous l’aurez compris, la durée de vie est minable ! C’est simple : j’ai mis plus de temps à finir la première mission de Goldeneye en mode Agent 00 qu’à finir Espion pour Cible en entier ! Proposer une durée de vie aussi risible est presque une honte. Pour relever un peu le niveau, EA nous propose de conquérir des médailles (un peu à la Rogue Leader), mais le problème, c’est qu’on enfile les médailles d’or comme on enfile les perles ! Il n’est de plus pas nécessaire de finir le jeu en Agent 00 pour avoir toutes les médailles d’or : vous pouvez les avoir même au plus bas niveau de difficulté. Pour couronner le tout, l’intelligence artificielle de vos ennemis est très basique et vous connaîtrez très rapidement leurs réactions.

Ils ne sont pas bêtes, mais il n’y a pas beaucoup d’évolution depuis Goldeneye (là, EA aurait quand même pu proposer mieux !). Dans le même ordre d’idée, vous êtes extrêmement guidée dans vos missions : il y a rarement le choix entre plusieurs chemins et même l’utilisation des gadgets vous est dictée ! Le summum de la nullité est atteint lorsque vous vous apercevez que vous avez des vies ! Oui, des vies ! Des vies dans un FPS, on aura tout vu… Bref, c’est linéaire, fade et ridicule en plus d’être horriblement court !

Je me suis donc dit : le mode multijoueur relèvera probablement la durée de vie. Mais là encore, j’ai un petit souci : c’est très limité. On est très loin de Perfect Dark et à vrai dire, Espion pour cible ne vaut pas le dixième de ce dernier : pas de sauvegarde de vos statistiques, pas d’arènes vraiment originales et en plus on ne peut jouer qu’à quatre en même temps dans les niveaux (bots compris !). Heureusement les arènes de combat en question sont très bien adaptées au jeu à quatre.

Tout n’est pas négatif donc. L’ambiance est là, plus que jamais. Pendant le jeu, de nombreux détails sympathiques parsèment votre courte aventure. Par exemple, quand un groupe d’ennemis se planquent dans un coin, James vous indique toujours une astuce pour en venir à bout facilement. C’est très amusant la première fois de tirer sur une corde pour tuer un soldat adversaire caché derrière une pile de caisse par exemple, mais à la longue cela devient franchement ennuyeux : la plupart du temps vous éviterez toutes les grosses bagarres. Ce n’est certes pas très amusant, mais avec ça, on se croit vraiment dans le film par moment. On peut aussi citer les petits points d’humour du soft (même si je trouve pour ma part que James est un peu lourdo) et les James Bond Girls (qui manquaient terriblement à Goldeneye !). Au chapitre des bons points, nous trouvons aussi les scènes de poursuite. Quels sont les ingrédient d’un bon James Bond ? De l’humour, des filles, des ennemis très méchants et des poursuites de voitures ! C’est ce dernier point qui est probablement la seule chose intéressante dans le jeu : les créatifs d’EA ont en effet réussi à intégrer dans l’aventure des niveaux entièrement conçus pour les poursuites ! Même s’ils sont définitivement trop faciles, comme tout le reste du jeu, ce sont les seuls stages à être réellement amusants. Tous ceux qui ont appréciés le niveau Streets de Goldeneye vont s’éclater avec la BMW de 007 !

Graphismes

Bof, bof… De la part de EA, je m’attendais à mieux. Les niveaux sont désespérément vides de détails et parfois, on se demande si les graphistes n’avaient pas accompagné Simon au bar au moment de faire le game design des levels ! Car en plus d’être vides, ces niveaux font très « jeu vidéo » : les courbes sont très cassées, les murs unis, etc… On se croirait revenu 5 ans en arrière sur N64 ! Et, comme si cela ne suffisait pas, un crénelage permanent tapissent tous les bords des polygones ce qui est particulièrement exaspérant sur GameCube !

Les seules choses positives sont les personnages. Ils sont très bien animés (les James Bond Girls ont même les nichons et les miches qui bougent ;o) et les textures des visages sont très bien foutues. Mention bien à la poire de 007 qui a tout un panel d’expressions très bien réalisées.

Pour résumer, les graphismes sont à la hauteur du reste du soft : fade.

Audio

Les bruitages sont d’assez bonne facture et même plutôt agréable. Ca crie, ça pétarade, ça explose ! Tout est bon pourvu qu’il est de l’action ! Mais dès que l’action stoppe, un pesant silence se fait sentir et le manque d’interactivité avec les décors commencent à devenir lourd : chaque fois que vous essayez de tirer sur quelques choses, c’est toujours les 2 ou 3 mêmes bruits qui résonnent…

Quant à la musique et bien… en dehors du thème principal du film, c’est le néant absolu ! On l’entend partout et à toutes les sauces, mais l’originalité manque singulièrement.

Maniabilité

Comme je l’ai dit au début, la prise en main est difficile. Mais il ne fallait pas s’attendre à un miracle : c’est le premier FPS sur cube, c’est un peu normal et je ne blâmerais personne sur ce point. Tous les boutons de la manette sont plutôt bien utilisés même si j’aurais bien vu Z plutôt que R pour tirer. Le seul problème défaut de la disposition des boutons réside, à mon avis, dans le bouton de saut. Il est en effet sur le Y dans la configuration de base, ce qui est assez déconcertant (vous ne pouvez pas viser en sautant).

Le jeu avec les deux sticks va en rebuter plus d’un : c’est en fait la seule partie réellement difficile de ce gameplay. Mais il faudra bien vous habituer cependant car tous les doom-like sur GameCube seront fait sur le même modèle.

Le contrôle des véhicules est assez aisé également, ce qui est particulièrement appréciable quand vous avez besoin de précision de conduite.

Pour le reste, Espion pour cible n’innove pas vraiment : on demeure dans un gameplay des plus classiques pour un doom-like, mais finalement, c’est tout ce que l’on demande !

En bref…

Sympathique sous certains aspects, ce jeu ne vaut le prix qu’on y met ! Les équipes d’Electronic Arts avaient clairement un "Couillon pour cible" : l’acheteur de ce jeu. Le mode solo est très loin d’égaler les FPS déjà présents sur le marché, tout support confondu, et le mode multijoueur n’est pas assez accrocheur. La prise en main difficile limite la convivialité. Même pour les inconditionnels de l’agent britannique (dont je fais partie), la mission est ennuyeuse à mourir ! Reprenez donc le DVD d’un bon James Bond : ça dure à peu près aussi longtemps que le jeu, mais au moins vous vous amuserez.

Les plus

Les moins

La note

3/10


Par Mortal
Le 31 juillet 2002 | Catégories : Analyses

En tout cas, moi, si j'étais une fille, je serais facile.
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