En parlant d'interface, a propos des ports in/out du systeme digestif, autant le port in a kiffé sa life le combo quick/kebab de ce week-end, autant le out me fait un conflit materiel là

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Beyond Good & Evil (NGC)

Analyse de Beyond Good & Evil

Beyond Good and Evil est un jeu que nous ne sommes par prêt d’oublier, et pas seulement pour sa qualité, au-dessus de la moyenne, mais aussi pour son faible succès, en dessous de la moyenne. Dernièrement nous avons assisté à un phénomène étrange. Ce titre, a été créé par l’équipe d’Ubi Soft basée à Montpellier, dirigée par Michel Ancel qui nous à déjà offert la saga Rayman. Après environ 4 ans de développement, il a débarqué à la fin de l’année dernière sur Playstation 2 en Europe, et sur les trois consoles aux Etats-Unis (Sony disposant d’une exclusivité 2003 du titre pour l’Europe). Sans réelles surprises, le jeu fut acclamé par la presse spécialisée bien que disposant du défaut inattendu d’une faible durée de vie. Mais malgré d’excellentes critiques dans l’ensemble, le jeu a reçu une raclée dans la gueule pour les fêtes de Noël. Résultat : il sort – comme prévu – sur GC et X-Box, mais au prix exceptionnelle de 30€ pour tenter de conjurer le mauvais sort. D’ailleurs, les plus attentifs d’entre vous auront remarqué les derniers conseils des critiques : dans les tests pour les version GC & X-Box de l’œuvre dans les magazines, on ne présente plus le jeu, on explique juste qu’il faut l’acheter dans la mesure ou les mauvais chiffres de vente de BG&E ne sont pas mérités. Et bien croyez-moi, ils ont raison.

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BG&E est un jeu d’aventure, sans vraiment plus de précisions au vue de l’énorme diversité de l’histoire. L’héroïne, Jade, est reporter, habitante du phare de la cité d’Hillys, accompagnée d’une bande d’orphelin et d’un gros cochon qui vous aidera souvent. A la recherche d’argent, vous aurez des missions à remplir, généralement dans le but d’obtenir des photos. Les photos forment d’ailleurs une part importante du jeu, tout au long de l’aventure, dés que vous voyez un animal, vous pouvez (mais ce n’est pas obligatoire) le prendre en photo pour en récompense recevoir plein de sous. Pendant les missions ce seront des objectifs un peu plus précis qui ne sont que des excuses pour satisfaire la nécessité de se rendre dans les "donjons". J’y reviendrais.

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Dés le début de l’aventure le joueur est plongé dans l’action, pas le temps pour les parlottes interminables introduisant l’histoire du jeu à la Metal Gear ni de stage d’entraînement bien lourd pour apprendre la maniabilité : on commence direct par se bastonner avec quelques aliens, un boss en prime. Et c’est là que l’on découvre la grandiose ambiance de BG&E qui nous émerveillera jusqu’à la fin du titre. C’est là qu’on comprend tout. C’est là qu’on commence déjà à avoir peur de devoir un moment ou l’autre éteindre la console. C’est la qu’on sait : BG&E sera superbe. La musique et la qualité des effets nous fondent directement dans une ambiance cinématographique bien saisissante. Quelques secondes plus tard le calme reviendra, et la préoccupation principale de nos héros sera de trouver de l’argent. Le monde étant sous la menace d’attaques d’aliens à chaque instant, il faut choper de quoi réparer le bouclier du phare, l’habitat de l’héroïne et des enfants qui cohabitent avec elles, sans oublier pey’j, le cochon coéquipier de Jade.

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C’est alors qu’on découvre le principe des photos qui apporte un deuxième jeu dans le jeu. Outre dans les missions où vous avez comme objectif de prendre des photos, l’utilisation de l’appareil photo est totalement facultative mais est très pratique pour récupérer de l’argent et des sphères. Ainsi, dès que vous apercevez un animal, vous pouvez le prendre en photo ce qui rapportera plus ou moins d’argent suivant la rareté de l’animal (si vous prenez un rat, vous aurez 100 pièces, si vous prenez une baleine, vous en aurez plus de 1000).

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L’histoire se déroule sur Hillys. Un ensemble d’îles en plein milieu de la mer, les habitants se déplacent donc dans des vaisseaux qui naviguent ou qui volent, mais pas l’ombre d’une voiture qui aurait la capacité réduite et ridicule d’uniquement rouler sur la terre ferme, si rare. Le monde d’Hillys est énormément attachant, le design et l’architecture des personnages et des décors forment un tout charismatique à souhait. Dans le canal principale, le centre ville, on se trouve à se déplacer dans un monde à la fois futuriste et aux apparences anciennes, un subtil mélange d’héroïc-fantasy et de science-fiction, tout bonnement merveilleux.

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Les sphères constitueront la monnaie utilisée au noir chez le garage Mamago, un endroit qui servira à booster votre vaisseau. En effet, peu après le début du jeu, on se retrouvera aux commandes de l’hovercraft, votre moyen de locomotion. A la base il servira à se balader tranquillement sur l’eau, tout en ayant la possibilité de tirer à volonté droit devant. Mais par la suite il pourra sauter, lancer des missiles téléguidés, voler, voire même carrément partir dans l’espace. Ce vaisseau constitue à lui seul un véritable plaisir, bien plus amusant que l’ennuyeux dragon rouge dans Zelda WW et ses interminables trajets.

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Dans le canal principal se trouve le quartier piéton, regroupant pleins de lieux importants. On trouvera de quoi s’abonner à des journaux, une boutique pour acheter à bouffer (ce qui redonne de la vie), un commerce où on trouve toutes sortes d’objets en tout genre très utiles pour l’aventure (sphères, détecteurs d’animaux, amélioration des armes, jauge augmenté d’un cœur…) ou encore l’Akuda Bar (les plus malins auront remarqué le jeu de mot…). Dans ces lieux se cachent toutes sortes d’endroits bien sympathiques, un commerce secret vendant les reportages des rebelles, des minis-jeux en tout genre, ou même, si on va plus loin, un championnat de quatres courses d’hovercraft.

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Une fois dans les donjons, le jeu prend une toute autre dimension. Jade combat ses adversaires via son bâton. Des enchaînements bien classes peuvent être fait, pour ne jamais laisser de répits aux ennemis, ainsi que des concentrations d’énergie pour lancer une attaque dévastatrice. Mais parfois, et même souvent, vous aurez besoin de l’aide de votre sympathique compagnon (Pey’j au début, Double H ensuite). Ce dernier est appelé par le bouton Y et sera utilisable pour toutes sortes de cas différents. Par exemple, si certains ennemis résistent à vos attaques, demandez à Pey’j de sauter en l’air pour s’écraser lourdement sur le sol, et les ennemis se verront projetés en l’air. Si vous les frappez à ce moment vous aurez droit à un joli ralenti à la Matrix qui projettera vos adversaires pour les voir s’écraser fatalement sur le mur. Toutes sortes d’utilisations seront également présentes pour résoudre des énigmes, casser une porte, pousser une caisse trop lourde… Jade est agile, légère, rapide et efficace au combat avec son bâton et votre coéquipier comble les failles avec sa lourdeur et sa force (surtout Double H avec son armure, bien pratique pour traverser les lasers et aller actionner l’interrupteur qui vous permettra de passer les lasers en question).

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Mais très souvent Jade devra se séparer de son coéquipier pour diverses raisons. Cela peut être parce que Jade doit emprunter un ascenseur qui doit être actionner à distance, ou alors parce qu’on doit emprunter un passage trop étroit pour votre partenaire. Généralement cela donnera lieu à des phases d’infiltration et de discrétion. Mais attention : rien à voir avec les spécialités du genre, pas d’I.A extrêmement développer à la Splinter Cell ou Metal Gear Solid, l’erreur n’est pas forcément fatale. Et dans un sens cela apporte certes moins de réalisme mais un gameplay bien plus excitant. Les soldats sont en effet invincibles, outre leur point faible qui se trouve dans leur dos, une bonbonne d’oxygène qui, si elle est touchée, explose.

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Ainsi pour neutraliser les adversaires il faudra se faufiler derrière eux sans qu’ils ne vous voient. Mais cela peut vite devenir dangereux si ses potes sont à côté ou encore ces robots qui ne voient rien, mais vous tue direct si un des gardes vous aperçoit. Maintenant, comme je l’ai dit plus haut, l’intelligence des gardes ne sera pas difficile à tromper, mais cela apporte toute une dimension très intéressante. En effet, on se retrouvera à ramper dans une brume, entouré de 4 gardes qui sont chacun à 5cm de vous, je peux vous dire que vous la sentez la goutte de sueur sur votre front…

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Comme je l’ai dit plus haut, BG&E propose une ambiance de folie nous plongeant dans un film, en quelque sorte. Certains passages sont tout bonnement hallucinants. A un moment, vous devrez infiltrer une espèce d’usine abandonnée. Pour y accéder, il faudra passer par un gigantesque pont en ruine, via l’hovercraft. Ce serait banal s’il n’y avait pas cette gigantesque araignée mécanique à la Starship Troopers qui marche au-dessus de vous et vous balance des rayons lasers dans tous les sens, détruisant petit à petit le pont sur lequel vous vous trouvez. On pourrait également citer les combats vers la fin, particulièrement la phase de shoot sur la Lune, ou encore quand Jade doit fuir les quartiers alpha en plein dans la ville, ce sont des passages vraiment spectaculaires. Et pour ne rien gâcher, la totalité du jeu est en 16/9eme, et les petites indications en haut de l’écran disparaissent dès qu’on en a plus besoin. Un vrai bonheur pour les yeux.

Présentation

On a tout d’abord affaire à une très jolie boîte, mais qui possède quelques défauts. En effet, l’arrière de la boîte, qui à pour rôle de vanter les mérites du jeu, est en Français, mais également dans une autre langue, de même pour la notice… Tout ça ne fait pas très moderne. Ensuite, l’emballage de la boîte : il n’y a pas d’ouverture facile pour pouvoir délicatement enlever le plastique, et à la fin on se retrouve avec une partie qui attache la boîte (bon c’est ptet aussi parce que je suis pas doué). Par contre une fois le jeu dans la machine, c’est du tout beau, une super intro qui nous plonge directe dans l’univers. En clair, en dehors de la console, on trouvera quelques défauts, par contre à l’intérieur de la machine…

Se rendre sur la news offrant la somptueuse vidéo d’intro du jeu

Graphismes

BG&E est d’une rare beauté. Une grande propreté dans les décors et dans les personnages doublé d’un style graphique très prenant. J’ai déjà évoqué la question du design et de l’architecture du jeu, très originale et réussie, je n’ai pas vraiment d’autre chose à ajouter. BG&E est magnifique, tout simplement.

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Audio

Enorme ! On trouve ici une parfaite harmonie entre l’image et le son, provoquant ainsi une immersion totale dans le jeu. On est figé dans l’univers et on écoute ces musiques orchestrées vraiment grandioses. Du début jusqu’à la fin, on ne peut qu’aimer les musiques du jeu.

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Maniabilité

Sans se révéler particulièrement exceptionnelle, la maniabilité ne pose strictement aucun problèmes. Le bouton A sert à frapper, à tirer des missiles avec l’hovercraft et à prendre des photos avec l’appareil ; B à faire des roulades, sauter avec l’hovercraft ou faire des esquives quand Jade est en mode combat ; X est employé pour les objets ou pour tirer avec l’appareil et Y pour que votre coéquipier fasse une action. En ce qui concerne les gâchettes, L sert à s’accroupir, et R sert à courir ou à accélérer avec l’hovercraft. La croix directionnelle fait défiler les objets, le stick C contrôle la caméra et le bouton Z lance l’utilisation de l’appareil. Bref du tout bon.

Scénario

Le jeu se déroule sur Hillys, où des aliens, les Domz, envahissent les lieux. Heureusement, les sections Alpha arrivent pour sauver le peuple Hillien de la menace Domz. Mais petit à petit, Jade va se rendre compte que les sections Alpha ne veulent pas autant de bien aux Hilliens qu’ils le prétendent. Jade ira même jusqu’à intégrer les rebelles, le réseau Iris, pour montrer à la population la vérité sur les rapports entre les sections Alpha et les Domz…

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Durée de vie

Le gros, et le seul, point noir du jeu. J’ai mis un peu moins de 10 heures pour le finir la première fois, ce qui est relativement court. Le jeu ne se finit pas à 100% et on recommencera une deuxième partie avec plaisir pour essayer d’avoir toutes les perles et tous les animaux en photos. Et si vous avez du courage, vous pourrez même vous lancer dans une troisième partie pour tenter de battre les meilleurs scores du site officiel. Reste que malgré cette courte durée de vie, le jeu dispose d’une aventure qui n’est pas du tout linéaire. 10 heures seulement, mais 10 heures d’intense bonheur. Et surtout n’allez pas croire que le jeu est coupé pour une quelconque raison, l’aventure est vraiment complète et dans un certain sens, vous aurez l’impression d’avoir fait plus que ce qu’il n’est. Et si on fait un petit comparatif, un bon film en DVD coûte 20€ et dure 2h, BG&E coûte 30€ et dure 10h…

En bref…

On l’attendait, et on en est content. Certes BG&E dispose de ce gros point noir qu’est sa courte durée de vie, mais il y a tellement de choses à l’intérieur de ce chef-d’œuvre que ça rattrape le tout. Pour le prix que ça coûte, il devient carrément impensable de passer à côté de ce qui est un des meilleurs jeux vidéo français, si ce n’est le meilleur. BG&E n’est sans doute pas le meilleur jeu sur GameCube, mais c’est, aux côtés de Viewtiful Joe, la meilleur œuvre originale de la console. Ne pas l’acheter revient à renier votre propre culture. Et j’ai franchement hésité entre 9 et 10, c’est définitivement un titre incontournable.

Les plus

+ Le design, l’architecture, le graphisme
+ L’hovercraft
+ Les phases d’infiltrations
+ Les nombreuses quêtes annexes
+ On voit ses photos dans les journaux rebelles
+ 30€ seulement
+ Certains passages impressionnants
+ L’ambiance sonore et visuelle
+ Le gameplay
+ Les photos

Les moins

– La faible durée de vie

La note

9/10


Par The_lascar
Le 31 mars 2004 | Catégories : Analyses

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